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Accidents de la circulation : facteurs essentiels et prévention

Facteur essentiel : notre comportement sur la route

Parmi les facteurs influant le plus sur la fréquence et la gravité des accidents, la plupart dépendent directement de notre comportement :

  • utiliser un véhicule rapide
  • l'excès de vitesse
  • le type de route emprunté (autoroute plus sûr que la route)
  • la consommation d'alcool, de somnifères ou de drogues
  • transgresser le code de la route
  • la fatigue
  • ne pas attacher sa ceinture ou mettre son casque
  • téléphoner, fumer en conduisant, quitter la route du regard, effectuer une manoeuvre sans regarder
  • conduire de nuit ou par mauvais temps
  • ne pas prendre en compte un sol glissant, une chaussée altérée, le brouillard…

Pour tous les types de routes le facteur le plus important est la vitesse.

Un autre facteur clé est le type de route. A kilométrage identique, les routes nationales sont pratiquement 5 fois plus dangereuses que les autoroutes. Le nombre de tués pour 100 millions de kilomètres était en 1996 de 0,56 pour les autoroutes, 2,55 pour les routes nationales.

La conduite de nuit est également dangereuse, puisque 45 % des accidents mortels se produisent la nuit.

La sécurité passive : une arme à double tranchant

En dehors de la ceinture de sécurité, de nombreux facteurs de sécurité passive se généralisent et contribuent à une meilleure sécurité :

  • pare-brise feuilleté
  • airbag
  • avant déformable et habitacle rigide
  • portières renforcées
  • serrures à blocage automatique
  • habitacle sans protubérances dangereuses
  • appuie-tête (chocs arrière)

Ces facteurs de sécurité passive ne sont cependant valables que pour les automobilistes (pas les piétons), et d'autre part ils induisent les conducteurs en erreur en les amenant à croire qu'ils peuvent augmenter leur vitesse en toute sécurité (un phénomène accentué par les publicités des constructeurs et les magazines automobiles, qui ne cessent d'exalter les voitures puissantes en dépit du danger qu'elles représentent). Le résultat de cette illusion collective est un lourd tribut payé par les deux-roues et les piétons à l'automobile, dans une société où la vitesse sur la route a encore une image « virile ».

La France, traditionnellement « mauvais élève » de la sécurité routière, en progrès

En 2001 le nombre de morts annuels sur la route en France était proche de 8 000, et la France se situait parmi les pays développés aux routes les plus dangereuses. Certains facteurs de risque stagnaient ou étaient même en augmentation :

  • l'alcoolémie au volant et la conduite après avoir consommé des drogues ou des médicaments
  • le taux de port de la ceinture de sécurité, insuffisant en particulier en ville (environ 75 % en agglomération)
  • la vitesse maximale des voitures qui augmente
  • les 4x4 (pare-chocs dangereux pour les piétons et deux-roues)

Le gouvernement a depuis lors fortement renforcé la répression des infractions les plus dangereuses au code de la route, en particulier les excès de vitesse en installant un grand nombre de radars, et la conduite en état d'ivresse. Ces mesures ont fortement contribué à réduire le nombre de morts sur la route en 2004 (5 232 morts en 2004).

La table suivante (source : ONISR, fichier des accidents) permet de comprendre l'ampleur des progrès accomplis depuis dix ans :

Tués
Nombre Evolution Blessés graves Blessés légers
1994 8 533 – 5,7 % 40 521 140 311
1995 8 412 – 1,4 % 39 257 142 146
1996 8 080 – 3,9 % 36 204 133 913
1997 7 989 – 1,1  % 35 716 133 862
1998 8 437 + 5,6  % 33 977 134 558
1999 8 029 – 4,8 % 31 851 135 721
2000 7 643 – 4,8 % 27 407 134 710
2001 7 720 + 1,0 % 26 192 127 753
2002 7 242 – 6,2 % 24 091 113 748
2003 5 731 – 20,9 % 19 207 96 722
2004 5 232 – 8,7 % 17 435 91 292

Les accidents provoqués par des défaillances matérielles sont par contre très peu nombreux. La plupart sont provoqués par des pneumatiques sous gonflés ou la surcharge du véhicule. Les défaillances de freinage sont maintenant très rares (doubles circuits hydrauliques), ainsi que celles de la direction, et leur prévention est pratiquement impossible.

Les véhicules récents ont d'ailleurs plus d'accidents que les véhicules anciens, à kilométrage annuel et âge du conducteur équivalents.

Des études comparant le risque d'accident des véhicules bénéficiant d'examens préventifs à celui des véhicules entretenus avec les procédures habituelles montrent qu'il n'existe pas de différence significative.

Les mesures telles que le contrôle technique obligatoire, ou les campagnes médiatiques pour décourager les usagers de rouler avec des voitures anciennes, sont donc essentiellement motivées par des arguments économiques (volonté de promouvoir la consommation pour améliorer les affaires des constructeurs automobiles).

Accidents de la circulation

--> Puissance et vitesse : à limiter

--> Conduite sous influence : attention

--> Prendre l'autoroute, le train ou l'avion

--> Des équipements utiles

Sites Web

ETSC : European Transport Safety Council

IBSR : Institut Belge pour la Sécurité Routière

INRETS : Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité

La Prévention Routière (Association)

ONISR : Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière

Bibliographie

[Ibs01]

« Rapport annuel 2001 sécurité routière », Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR), 2001.

L'objectif de l'IBSR de sensibiliser et de conscientiser les autorités publiques à la problématique de la sécurité routière.

[Ibs02]

« Rapport annuel 2002 sécurité routière », Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR), 2002.

L'objectif de l'IBSR de sensibiliser et de conscientiser les autorités publiques à la problématique de la sécurité routière.

[Oni05]

« Accidentologie générale en 2004 », Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), 2005.

L'Observatoire présente dans cette rubrique des documents de synthèse comme la dernière édition mise à jour des « grandes données de l'accidentologie », l'intégralité de son rapport annuel « la sécurité routière en France, bilan de l'année 2004 » ainsi qu'un certain nombre d'analyses plus détaillées, comme « les grands thèmes de la sécurité routière ».